Brabus est aujourd'hui le plus gros préparateur Mercedes, AMG étant devenue une filiale Mercedes à part entière. Mais par le passé, il aura fallu se faire un nom dans le milieu en frappant fort. C'est ainsi qu'est né un délire mécanique en le nom de la Brabus E V12 qui deviendra la terreur des Autobahns.
C'est une Mercedes Classe E W210 qui aura été choisie pour être transformée en missile sol-sol par Brabus. Esthétiquement, une surprenante discrétion. Seul un regard aiguisé pourra la distinguer d'une vulgaire E220 CDi fumante. On remarque toutefois un spoiler avant en carbone destiné à augmenter l'effet de sol en empêchant l'air de s'engouffrer sous la voiture à haute vitesse, de discrètes jupes latérales et un pare choc arrière redessiné pour accueillir la double sortie d'échappement. De plus, cette E V12 est dotée de jantes 18 pouces montées sur des gros pneus de 245/40 pour l'avant et 285/30 pour l'arrière. A l'intérieur, le grand luxe, tapissée de cuir avec un système audio Hi-Fi de très haut vol, bref, un véritable salon roulant en soit.
Sous le capot, fini la discrétion. Brabus a utilisé le V12 de 7255cm3 revu en profondeur pour l'occasion avec des pistons forgés, culasse et arbres à came sont modifiés ainsi que la gestion électronique et pour finir une ligne d'échappement hautes performances. Tout ce travail permet au V12 de développer 582ch et 770Nm à 4.000trs/min. Cette puissance ahurissante a pour effet de catapulter cette E V12 de 0 à 100km/h en 4.9 secondes, de 0 à 200km/h en 16.2 secondes et pour finir une Vmax de 330km/h homologués par le Guinness Book des Records, ce qui en faisait la berline la plus rapide de l'époque.
Sur route, cette Brabus E V12 avait des accélérations et des reprises dantesques. Cela avait pour conséquence de mettre à mal la motricité de la voiture malgré les systèmes d'anti-patinage. Elle permettait aussi de faire des "burnout" de folie à la moindre sollicitation un peu lourde de la pédale d'accélérateur. Une voiture sauvage mais qui savait rester onctueuse quand on n'avait pas le pied trop lourd, avec un confort et une excellente stabilité à haute vitesse. Sur les Autobahn elle pouvait "cruiser" à très haute vitesse et humilier nombre de Porsche ou Ferrari d'un coup de gaz.
Au final, la Brabus E V12 est une berline d'apparence discrète qui cache une mécanique surpuissante. Elle a aussi existé en break sous le nom de T V12 avec des performances semblables, là encore le break le plus rapide de l'époque. Michael Schumacher a d'ailleurs possédé un moment une T V12, preuve de la qualité de cette voiture d'exception. Depuis, Brabus tient à coeur son titre de berline la plus rapide du monde avec une nouvelle E V12 et une CLS Rocket...
